# Or colloïdal à 1000 ppm

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- Published: 2026-10-26T04:06:06+01:00
- Author: Kosmetik Shop

# Or colloïdal à 1000 ppm : définition, concentration, fabrication et conservation

L’or colloïdal fait l’objet de nombreuses études dans les domaines de la science
des matériaux, de la physique et de la chimie de laboratoire. Lorsqu’on s’intéresse
aux propriétés des dispersions de métaux précieux à forte concentration, plusieurs
paramètres entrent en jeu, notamment la taille des particules, le degré de pureté,
la concentration exprimée en ppm et le procédé de fabrication. Cet article technique
présente les principes physico-chimiques de l’or colloïdal à 1000 ppm, ainsi que
les critères de qualité à prendre en compte lors de sa production et de sa conservation.

## 1. Définition : qu’est-ce que l’or colloïdal et que signifie « 1000 ppm » ?

### Principes physico-chimiques

L’or colloïdal, également appelé _sol d’or_ dans la littérature spécialisée, est
un système dispersé dans lequel de minuscules particules d’or élémentaire (nanoparticules)
sont réparties dans de l’eau déminéralisée de haute pureté.

**Dispersion plutôt que véritable solution :** contrairement aux sels ioniques d’or,
tels que le chlorure d’or, les atomes d’or présents dans un colloïde ne sont pas
dissous sous forme ionique. Il s’agit de particules métalliques solides de très 
petite taille, en suspension dans l’eau, qui constitue le milieu de dispersion.

**Taille des particules et potentiel zêta :** dans les dispersions de haute qualité,
les particules d’or présentent généralement un diamètre de quelques nanomètres, 
le plus souvent compris entre 1 et 20 nm. Dans certaines dispersions, les nanoparticules
portent des charges électriques de même signe à leur surface, ce qui provoque leur
répulsion mutuelle. Cette propriété, caractérisable notamment par le potentiel zêta,
peut contribuer à la stabilité de la dispersion. Associée au mouvement brownien,
elle peut limiter la sédimentation des particules, malgré la forte densité de l’or.

**Propriétés optiques (résonance plasmonique de surface) :** selon la taille et 
la concentration des particules, l’or colloïdal peut présenter une coloration allant
du rouge rubis au violet profond, plutôt qu’une couleur jaune métallique. Ce phénomène
est lié à la résonance plasmonique de surface, au cours de laquelle les électrons
libres à la surface des nanoparticules d’or interagissent avec la lumière visible
incidente. L’effet Tyndall permet également de rendre visible le trajet d’un faisceau
lumineux traversant la dispersion, grâce à la diffusion de la lumière par les particules
en suspension.

### Que signifie la concentration « 1000 ppm » ?

L’unité ppm signifie _parts per million_, soit « parties par million ». Elle désigne
une proportion qui, dans le cas d’une concentration massique, correspond au rapport
entre la masse de métal dispersé et la masse totale de la dispersion.

    - **1 ppm** correspond approximativement à 1 milligramme (mg) d’or par kilogramme
      de solution.

    - **1000 ppm** correspondent à une fraction massique de 0,1 %, soit 1 gramme
      d’or par kilogramme de dispersion.

Pour une dispersion aqueuse dont la densité est proche de celle de l’eau, 1 litre
correspond approximativement à 1 kilogramme. La quantité d’or par litre est donc
proche de 1 gramme, selon la densité réelle et la convention utilisée pour exprimer
la concentration.

### Particularités techniques d’une concentration de 1000 ppm

Les colloïdes d’or classiques présentent souvent des concentrations comprises entre
1 et 50 ppm, tandis qu’une concentration de 1000 ppm constitue une dispersion fortement
concentrée.

À une telle concentration, la distance moyenne entre les nanoparticules peut diminuer
sensiblement. Les interactions entre particules deviennent alors particulièrement
importantes et les exigences relatives au procédé de fabrication augmentent. Le 
maintien de la stabilité dépend notamment de la distribution des tailles, des interactions
de surface, de la composition du milieu et des conditions de préparation. Une maîtrise
insuffisante de ces paramètres peut favoriser l’agglomération des particules et 
leur sédimentation.

## 2. Fabrication : électrolyse haute tension et critères de pureté

La stabilité physique de l’or colloïdal dépend notamment du procédé de production
choisi et de la pureté des matières premières utilisées.

### Le procédé par arc électrique ou plasma (fabrication physique)

L’or étant un métal noble très peu réactif, sa dispersion dans l’eau pure ne s’obtient
pas facilement par une simple électrolyse à basse tension. Certaines techniques 
de laboratoire et de génie des procédés font appel à des méthodes physiques, notamment
à la vaporisation ou à l’ablation électrique, apparentées aux procédés historiques
de dispersion des métaux décrits par Georg Bredig.

**Utilisation d’électrodes en or fin :** deux électrodes constituées d’or de haute
pureté sont placées dans un récipient contenant de l’eau ultrapure.

**Décharge électrique à haute tension :** des impulsions électriques contrôlées 
peuvent générer, entre les électrodes et dans le milieu aqueux, une décharge localisée
de forte énergie.

**Vaporisation et formation des nanoparticules :** l’énergie concentrée dans la 
zone de décharge provoque l’érosion ou la vaporisation de petites quantités d’or
à la surface des électrodes. Le matériau ainsi libéré peut se condenser ou se fragmenter
dans l’eau, formant des particules de taille nanométrique.

**Absence éventuelle d’additifs chimiques :** contrairement à certaines méthodes
de réduction chimique, notamment celles utilisant des citrates comme agents réducteurs
ou stabilisants, les procédés physiques peuvent permettre de produire des dispersions
sans ajout intentionnel de réactifs chimiques. Toutefois, l’absence d’additifs ne
garantit pas, à elle seule, la pureté absolue du produit ni sa stabilité à long 
terme. Ces propriétés doivent être vérifiées analytiquement.

### Les trois principales exigences de pureté

Afin de limiter les contaminations et les phénomènes d’instabilité, la fabrication
doit respecter des critères de qualité rigoureux.

**1. Pureté de l’or d’au moins 99,99 % (24 carats)**

Les électrodes utilisées doivent présenter une pureté élevée et documentée. Le standard«
Four Nines Fine », correspondant à 999,9 millièmes, désigne un or d’une pureté de
99,99 %. Cette exigence contribue à limiter l’introduction d’ions métalliques étrangers,
tels que le cuivre ou l’argent, dans la dispersion.

**2. Eau ultrapure de type 1**

Le milieu de dispersion doit être constitué d’une eau de laboratoire de très haute
pureté, obtenue par des procédés appropriés de purification, tels que la distillation
et la déionisation. Une conductivité résiduelle très faible, par exemple inférieure
à 0,1 µS/cm, peut constituer un objectif de qualité adapté à certaines applications.

La présence de minéraux ou d’électrolytes peut modifier les interactions électrostatiques
entre les nanoparticules et réduire la stabilité de la dispersion. Selon leur nature
et leur concentration, ces substances peuvent favoriser l’agrégation ou la floculation.

**3. Matériaux de récipient inertes**

La production doit être réalisée dans des récipients compatibles avec le produit,
par exemple en verre borosilicaté de qualité laboratoire. Le choix du matériau vise
à limiter le relargage de substances étrangères et les interactions indésirables
entre le contenant et la dispersion.

## 3. Conservation appropriée et durée de stabilité

L’or colloïdal est un système dispersé dont la stabilité dépend de plusieurs paramètres
physico-chimiques. Les conditions de stockage peuvent donc influencer son évolution
au cours du temps.

**Protection contre la lumière (verre violet ou brun) :** une exposition prolongée
à la lumière, notamment aux rayonnements UV, peut affecter certaines dispersions
selon leur composition et leurs propriétés de surface. Il est généralement préférable
de conserver le produit dans un récipient opaque ou en verre teinté, par exemple
en verre brun. Le verre violet, notamment de type Miron, peut également être utilisé
selon les exigences de protection lumineuse du produit.

**Température ambiante stable :** il est conseillé de conserver la dispersion dans
un endroit frais, sec et à température relativement constante. Une plage comprise
entre 15 °C et 22 °C peut convenir à certains produits, sous réserve des recommandations
spécifiques du fabricant. La réfrigération ou la congélation ne doivent pas être
considérées comme systématiquement inadaptées ou bénéfiques : leur pertinence dépend
de la formulation, de la stabilité démontrée et des conditions de stockage validées.

**Éloignement des sources de perturbation :** il convient d’éviter les conditions
susceptibles de modifier la composition ou la stabilité de la dispersion. L’influence
des champs électromagnétiques ordinaires, par exemple ceux produits par les routeurs
Wi-Fi, les micro-ondes, les alimentations électriques ou les haut-parleurs, ne peut
toutefois pas être considérée comme une cause générale établie de déstabilisation
de tous les colloïdes d’or.

**Prévention des contaminations :** lors de l’ouverture du flacon, il faut éviter
tout contact avec des métaux, des substances organiques, de l’eau du robinet ou 
d’autres sources de contamination. Même de faibles apports d’électrolytes peuvent
modifier les propriétés de surface et affecter la stabilité de certaines dispersions
fortement concentrées.

La durée de conservation ne peut pas être déterminée uniquement à partir de la concentration
annoncée ou de la couleur du produit. Elle doit être établie à partir de données
de stabilité propres à la formulation, idéalement accompagnées de contrôles analytiques
portant notamment sur la taille des particules, leur distribution et l’apparition
éventuelle d’agrégats.

## 4. Mention légale et classification

L’or colloïdal peut être commercialisé comme matière première technique ou comme
produit destiné à la recherche et aux analyses de laboratoire, selon sa composition,
sa présentation et son usage prévu.

Dans l’Union européenne, le statut réglementaire d’un produit dépend notamment de
sa destination et des allégations associées à sa commercialisation. Le règlement(
UE) 2015/2283 relatif aux nouveaux aliments (_Novel Food_) encadre les aliments 
qui entrent dans son champ d’application. Il ne constitue toutefois pas, à lui seul,
une classification générale de toutes les préparations d’or colloïdal.

L’autorisation d’un produit en tant que denrée alimentaire ou complément alimentaire
ne peut donc pas être déduite de sa seule composition chimique. Elle doit être évaluée
au regard de la réglementation applicable et de l’usage revendiqué. La commercialisation
à des fins techniques, scientifiques, analytiques ou de transformation doit également
respecter les exigences réglementaires pertinentes pour le produit concerné.
